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09/10/2013

Heppner affiche ses émissions de CO2

4 questions à Gilles Pastrans, chef de projet qualité chez Heppner.

En tant que transporteur, vous devez depuis le 1er octobre, informer vos clients de vos émissions de CO2. Quelles sont les obligations prévues par ce décret ?
L’idée est de sensibiliser les usagers, les clients et les entreprises sur l’importance de ces émissions, mais aussi d’harmoniser les méthodes de calcul et de donner un critère de choix entre les solutions de transport. Les déclarations pourront désormais être comparées sur des bases identiques. Enfin, l’affichage des émissions de CO2, prévue par la Loi Grenelle II du 12 juillet 2010, répond à la volonté de réduire les gaz à effet de serre. La France, comme tous les autres États de l’Union européenne, s’est engagée à réduire ces émissions de 20 % par rapport à 1990 d’ici 2020.

Quels sont les enjeux pour vos clients ?
Dans un premier temps, les mêmes que les nôtres : à savoir affiner les résultats de leur bilan carbone, grâce aux informations relatives aux émissions de CO2 liées au transport. Le bilan carbone est, rappelons-le, obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés. Parmi nos clients, nous comptons beaucoup de grandes entreprises très investies dans une politique de développement durable et, de leur point de vue, on n’améliore que ce qui se mesure. Dans ce contexte, le fait de connaître les émissions de CO2 liées au transport de leurs marchandises leur offre l’opportunité d’agir avec nous pour les réduire. Le second enjeu concerne leur propre obligation d’affichage des émissions sur les produits de grande consommation. L’impact lié au transport peut constituer une part importante sur l’impact environnemental d’un produit. Il est essentiel, pour nos clients, de l’intégrer à leur affichage.

Le décret prévoit quatre niveaux d’affichage des émissions de CO2, plus ou moins affinés, une information au plus tard deux mois après la réalisation de la prestation … Qu’en est-il chez Heppner ?
Heppner a investi dans un outil qui calcule précisément les émissions CO2 à la position, en intégrant notamment nos données internes, comme le plan de transport emprunté, les véhicules utilisés pour chaque étape, le taux de chargement… Cela nous permet de délivrer au client une information dite de niveau 3, le 4 étant le degré le plus affiné. En outre, les clients peuvent disposer de l’information, a minima chaque mois et non pas tous les deux mois comme le prévoit la loi. Ces informations sont disponibles depuis “port@il” en visualisation directe, avec la possibilité d’extraire un reporting. À noter que les clients qui ne possèdent pas de compte port@il, peuvent récupérer en ligne leur reporting depuis l’espace client.

Quelles sont les prochaines étapes ?
Tout d’abord, nous verrons si chacun jouera le jeu. Car si la loi oblige les transporteurs à afficher leurs émissions de CO2, elle ne prévoit aucune mesure en cas de non respect, comptant sur les chargeurs pour contrôler et faire appliquer la loi. Enfin, nous continuerons d’affiner les données du calcul CO2.