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12/12/2012

Heppner expérimente une nouvelle ligne de conduite

Accélérations ou freinages trop brusques, virages serrés… ces écarts de conduite, aussi minimes soient-ils, doivent définitivement disparaître. En ligne de mire ? Le respect des marchandises transportées mais aussi de l’environnement. Avec DriveEco, Heppner expérimente une nouvelle souplesse de conduite et ce, sur chaque tournée. Matériel actuellement en test à l’agence de Gonesse.

C’est tout nouveau, mais très simple d’utilisation : avant de commencer sa tournée, le chauffeur insère une carte de radio-identification dans le boîtier installé dans son véhicule.

« L’évaluation de DriveEco est intéressante à double titre : d’abord parce qu’en mesurant les plus et les moins de la conduite, avec une notation en temps réel visible par le chauffeur, elle participe à notre objectif zéro litige, ensuite parce qu’une conduite particulièrement souple, en plus de respecter l’intégrité des marchandises, réduit aussi significativement la consommation de carburant et donc nos émissions de gaz à effet de serre de 8 à 10 % », explique Christophe Comel, directeur des achats chez Heppner. Avec ce nouveau système, au retour de tournée du chauffeur, toutes les données enregistrées par DriveEco sont automatiquement et instantanément transmises pour être évaluées informatiquement. Le principe de notation se fait alors de façon individualisée, en croisant les données conducteur-tournée. Un atout qui modifie le management du chauffeur : désormais, ce n’est plus la conséquence qui est analysée mais la cause.

Une démarche d’entreprise responsable

Depuis la mi-novembre, Heppner teste le système DriveEco sur neuf tournées à l’agence de Gonesse. L’objectif est à ce stade d’évaluer les plus et les moins, de les prendre en compte pour optimiser la solution. « Nous ferons un premier bilan courant décembre et nous aviserons de façon très pragmatique quant à l’éventuel déploiement de DriveEco. Si les résultats atteignent nos ambitions de départ, nous déclinerons DriveEco sur l’ensemble des tournées de Gonesse, puis très rapidement aussi sur toutes les agences du groupe », commente Christophe Comel.

Une option qu’Heppner entend bien retenir, surtout après l’analyse du rapport coût / efficacité des formations traditionnelles à l’éco-conduite : au bout d’un an, 20 % des stagiaires assimilent durablement les gestes enseignés, mais 50 % des chauffeurs doivent être reformés. « Sans compter que pour que la formation soit efficace, elle doit être dispensée en situation réelle. Cela implique concrètement qu’un formateur ne peut enseigner qu’à deux chauffeurs maximum par jour. Un investissement de taille, qui serait peut-être plus efficace avec l’équipement DriveEco », conclut-il. Affaire à suivre donc…